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Guide sommaire des services offerts par la SAE

En quoi consiste la Société d’aide à l’enfance (SAE)?
La Société d’aide à l’enfance des districts de Sudbury et de Manitoulin (SAE) est un organisme communautaire qui a le mandat de protéger les enfants et les jeunes contre toutes formes de mauvais traitements ou de négligence. Nous sommes l’un des 46 organismes en Ontario qui visent à assurer la sécurité des enfants en offrant soutien et services aux parents et, au besoin, fournissent un environnement sécuritaire et bienveillant aux enfants et aux jeunes qui ne peuvent vivre chez eux à cause de problèmes familiaux.  Nous fournissons des services 24 heures par jour, tous les jours de la semaine. En dehors des heures de bureau, une équipe d’intervenants en protection de l’enfance intervient dans les situations où des enfants sont à risque. Dans la plupart des cas, nous réussissons à protéger les enfants tout en les laissant habiter dans leur foyer. Nous collaborons avec les familles et avec les membres de la communauté pour veiller à ce que les enfants et les jeunes vivent en toute sécurité à la maison. Il arrive toutefois que, pour certains enfants ou jeunes, la situation à la maison comporte trop de risques. Nous les plaçons alors temporairement dans une famille d’accueil ou un foyer de groupe. Si un enfant est confié à nos soins, nous l’aidons à garder contact avec sa famille autant que possible.   Pendant que l’enfant est pris en charge, nous cherchons à lui offrir les meilleures occasions possibles de croissance et de développement. Nous nous efforçons de fournir des services qui sont respectueux de la race, de la religion, de la spiritualité, de l’orientation sexuelle, des capacités, de la langue et de la culture de nos clients

Qu’est-ce que le placement en famille d’accueil?
Il s’agit d’une situation où des personnes, qui en ont reçu l’autorisation par la Société de l’aide à l’enfance,accueillent chez eux des enfants ou des jeunes qui ontbesoin d’un foyer temporaire pendant quelques jours, quelques semaines, quelques mois, voire pour des années à venir.

Qui sont ces parents d’accueil?
Les parents d’accueil sont des personnes de n’importe quelle origine ethnique, culturelle, raciale ou religieuse qui sont convaincues que chaque enfant mérite d’être entouré d’amour et de respect. Ce sont des personnes âgées de plus de 18 ans qui démontrent les capacités parentales requises. Ils ont un mode de vie stable et accueillant et leur maison est suffisamment grande pour satisfaire aux besoins d’un enfant ou d’un jeune.

Pour quelles raisons place-t-on des enfants en famille d’accueil?

  • Négligence
  • Mauvais traitements
  • Violence familiale
  • Difficultés des parents à s’acquitter de leurs responsabilités

Quel type d’appui les parents d’accueil reçoivent-ils?

  • Remboursement des frais de subsistance de l’enfant ou du jeune
  • Formation (cours et ateliers de formation offerts sans frais)
  • Soutien téléphonique 24 heures sur 24, et plus encore

Comment m’y prendre pour devenir parent d’accueil?

  1. Appeler au 705-566-3113, poste 6000
  2. Assister à une soirée d’information
  3. Remplir un formulaire de demande

Qu’est-ce que l’adoption?
L’adoption est le placement permanent d’un enfant ou d’un jeune dans votre foyer, lui permettant de devenir légalement un membre de votre famille à part entière. La plupart des enfants ou des jeunes en attente d’adoption ont dû être retirés de leur famille pour cause de mauvais traitements ou de négligence.

Qui peut adopter un enfant/un jeune?

  • Des personnes désireuses de s’engager à vie envers des enfants ou des jeunes;
  • Des personnes provenant de divers milieux culturels, raciaux et ethniques;
  • Des personnes vivant en couple ou célibataires, divorcées, ou des veufs, veuves, gays ou lesbiennes âgés d’au moins 19 ans;
  • Des personnes ayant la capacité financière suffisante pour assumer la charge d’un nouvel enfant entrant dans leur vie;
  • Des personnes sans aucuns antécédents judiciaires, ce qui justifierait le rejet d’une demande d’adoption.

Qui sont ces enfants et ces jeunes à adopter?

  • Il s’agit d’enfants et de jeunes de moins de 16 ans.
  • La SAE a toujours un besoin urgent de familles désireuses d’adopter des enfants et des jeunes de cinq ans et plus, des groupes de frères et sœurs ainsi que des enfants qui ont des retards de développement.

Quel est le processus d’adoption?

  • Appeler au 705 566-3113, poste 6000
  • Suivre le programme de formation obligatoire de la SAE. Il s’agit d’un cours d’environ 20 heures sur l’adoption et sur le placement en famille d’accueil.
  • Remplir un dossier de demande et le retourner à l’attention des Services d’adoption de la SAE des districts de Sudbury et de Manitoulin.
  • Services

Services de bénévolat

Qui peut être chauffeur bénévole?
Nos chauffeurs bénévoles sont des personnes de notre communauté qui choisissent de faire don de leur temps et de leur énergie.  Il s’agit d’hommes et de femmes âgés de plus de 18 ans qui sont étudiants, qui ont un emploi ou qui sont à la retraite, et qui proviennent de divers milieux culturels, ethniques et religieux.

  • Des chauffeurs qui aident à s’assurer que les enfants et les jeunes arrivent en toute sécurité et à l’heure à leurs rendez-vous.

Comment puis-je devenir chauffeur bénévole?
Si vous souhaitez devenir chauffeur bénévole, veuillez appeler la SAE au 705 566-3113, poste 6000.

Mauvais traitements des enfants

Quand faut-il signaler de mauvais traitements?
Chacun de nous est responsable du bien-être des enfants. Nous avons tous la responsabilité de les protéger contre toutes formes de mauvais traitements. Cette responsabilité s’applique aussi à l’égard des enfants victimes de mauvais traitements ou de négligence dans leur propre foyer. La Loi sur les services à l’enfance à la jeunesse et à la famille (LSEJF) de l’Ontario assure la protection de ces enfants.

Qu’entend-on par un « enfant ou jeune ayant besoin de protection »?
Un enfant ou un jeune ayant besoin de protection est un enfant ou un jeune qui semble être victime de mauvais traitements ou de négligence.

Qui a le devoir de signaler un enfant ou un jeune ayant besoin de protection? 
Quiconque a des motifs raisonnables de soupçonner qu’un enfant ou un jeune a ou pourrait avoir besoin de protection doit immédiatement faire part à la Société de l’aide à l’enfance (SAE) locale de ses soupçons, ainsi que des renseignements sur lesquels ceux-ci se fondent.

Qu’entend-on par « motifs raisonnables » de soupçonner qu’un enfant est victime de mauvais traitements ou de négligence?
Il n’est pas nécessaire que vous soyez certain qu’un  enfant a ou peut avoir besoin de protection pour faire rapport à une société.  On entend par « motifs raisonnables » les renseignements dont une personne ordinaire, exerçant un jugement normal et honnête, aurait besoin pour décider de déclarer ou non un cas.

Quel est l’âge des enfants auquel s’applique l’obligation de faire rapport?
L’obligation de faire rapport s’applique à tout enfant qui a ou qui semble avoir moins de 16 ans.  Elle s’applique aussi aux jeunes de 16 et 17 ans qui sont sous une ordonnance de protection.

Puis-je demander à quelqu’un d’autre de signaler la situation en mon nom?
Non. Vous devez signaler vous-même la situation directement à la SAE. Vous ne devez pas demander à une autre personne de le faire en votre nom.

Société d’aide à l’enfance des districts de Sudbury et de Manitoulin, 705 566-3113, poste 6000

Que se passe-t-il lorsque j’appelle la SAE?
La SAE examinera les renseignements que vous avez fournis et déterminera s’il y a lieu de faire enquête. Le personnel de la SAE a la responsabilité et l’autorité légale de mener enquête sur toute allégation et de protéger les enfants. Dans le cadre de l’enquête et du plan de protection d’un enfant, le personnel de la SAE peut faire appel à la police et à d’autres organismes communautaires.

Quels renseignements sont considérés comme confidentiels?
Toute information concernant nos clients est confidentielle. La SAE ne divulguera aucun renseignement confidentiel sans votre consentement écrit. Si certains renseignements sont nécessaires pour établir un plan afin d’assurer la sécurité de votre enfant, nous pourrions obtenir l’ordonnance d’un tribunal afin de les obtenir. Les renseignements confidentiels sont présentés à un juge de tribunal de la famille lorsqu’une situation est déférée au tribunal.

Quelle information figure dans les dossiers?
Le gouvernement provincial impose à la SAE de conserver un dossier de toutes ses interventions auprès de toute famille ou de tout enfant.  Nous devons y inscrire tous les renseignements qui concernent les décisions que nous prenons et les services que nous offrons aux enfants et aux familles. Ces dossiers sont gardés confidentiels et ils ne sont dévoilés qu’avec votre consentement ou sur ordonnance du tribunal.

La police joue-t-elle parfois un rôle dans les cas de protection d’un enfant?
Nous communiquons à la police tous les cas graves d’abus physique, sexuel ou de négligence. La police détermine s’il y a eu une infraction au code pénal et matière à porter une accusation.

Mon enfant sera-t-il/elle interrogé(e)?
Lorsqu’on lui signale un enfant ou un jeune qui semble en besoin de protection, la SAE interviewera l’enfant ou le jeune concerné. Dans la plupart des cas, l’entrevue se fait avec le consentement des parents. Dans les cas très graves, il se peut que l’entrevue se fasse sans en aviser les parents ou sans demander leur consentement.

Quand la SAE fait-elle appel à un professionnel de la santé?
Si un enfant ou un jeune a subi de mauvais traitements ou souffert d’une grave négligence, ou que des soupçons existent à cet effet, un examen médical peut s’avérer nécessaire. Nous faisons alors tout notre possible pour obtenir le consentement parental avant l’examen. Parfois, lorsqu’un parent ne peut pas être joint pour donner son consentement, la SAE prendra l’enfant temporairement en charge pour procéder à un examen médical, en vertu de la Loi sur les services à l’enfance et à la famille. Nous continuerons à faire tout notre possible pour contacter les parents afin de les faire prendre part à la décision.

Si votre enfant ou jeune est pris en charge par la Société
Il arrive que des enfants ou des jeunes ne puissent plus habiter avec leur famille. Lorsqu’un enfant ou un jeune  est pris en charge par la Société, cela se fait soit  volontairement avec le consentement de ses parents,  soit sur ordonnance d’un tribunal.

Nous faisons tout notre possible pour placer l’enfant en respectant son contexte racial, ethnique, culturel et  religieux. La SAE s’efforce le plus souvent de placer  l’enfant auprès d’un membre de sa famille élargie.  Quand cela n’est pas possible, l’enfant est généralement placé en famille d’accueil, et  préférablement frères et sœurs sont placés ensemble au même endroit. Un intervenant en protection de l’enfance établira avec vous un plan de soins pour votre enfant. À moins qu’un juge du tribunal de la famille n’interdise tout accès, la SAE organise des visites régulières entre les parents et leur enfant pris en charge.

Nous visons avant tout le retour des enfants au sein de leur famille.  Le plan de services que nous établissons  avec votre aide vise cet objectif. Mais si nous jugeons que la situation familiale ne s’améliore pas suffisamment pour permettre le retour sécuritaire de l’enfant, nous devons élaborer un plan permanent pour l’enfant et le présenter à un juge du tribunal de la famille.

Quand le SAE intervient-elle?
La SAE a le mandat légal d’intervenir lorsque nécessaire pour protéger des enfants contre toutes formes de mauvais traitements et de négligence. Elle accepte le signalement d’enfants et  de jeunes ayant besoin de protection 24 heures sur 24, sept jours par semaine, au 705 566-3113, poste 6000.

Nous intervenons auprès d’une famille quand nous  recevons le signalement d’un enfant de moins de 16 ans qui semble avoir besoin de protection. L’enfant peut avoir subi des mauvais traitements, ou risquer d’en subir, et il faut alors intervenir aussitôt que possible pour le protéger.

Dès que nous recevons l’appel, un intervenant en  protection de l’enfance et son superviseur évaluent les  risques en fonction des renseignements reçus et de  l’urgence de l’intervention. Nous menons une enquête afin de déterminer la meilleure manière de protéger l’enfant et d’apporter des services de soutien à sa famille.

Si le rapport indique que l’enfant risque de subir des  blessures ou qu’il a été blessé, nous intervenons le plus rapidement possible dans un délai de 12 heures.  Dans tous les autres cas, nous intervenons dans un délai de sept (7) jours.

Dès le début de notre intervention, nous collaborons avec les membres de la famille et avec nos partenaires de services communautaires pour résoudre les préoccupations ou régler les problèmes auxquels la famille fait face. Suite à l’enquête, nous fournissons, au besoin, des services sur une base volontaire.  Dans les cas graves, ces services sont parfois fournis sur ordonnance du tribunal.

Les parents et les enfants peuvent communiquer  directement avec nous. Les autres membres de la famille, les amis, les professeurs, les infirmières, les médecins ou autres professionnels sont dans l’obligation de signaler toute préoccupation qu’ils pourraient avoir au sujet de la sécurité et du bien-être d’un enfant ou d’un jeune.

Qu’entend-on par mauvais traitements et négligence d’un enfant?
Il y a mauvais traitements quand un enfant est blessé de manière intentionnelle, ou quand un parent ou la personne qui est responsable de l’enfant ne prend pas de mesures suffisantes pour le protéger.

Mauvais traitements d’ordre physique
Toute action qui cause ou peut causer une blessure, tel que gifler, frapper, battre, secouer, brûler, mordre ou projeter un enfant.
Il peut s’agir d’un ou de deux gestes isolés ou bien d’une série d’incidents sur une période assez longue.

Mauvais traitements d’ordre sexuel
Utilisation d’un enfant ou d’un jeune par un adulte ou un enfant/jeune plus âgé en vue d’une quelconque gratification sexuelle. La loi interdit de se livrer à des attouchements sexuels sur un enfant; d’amener un enfant à se livrer à des attouchements sexuels sur une autre personne ou sur lui-même; d’amener un enfant à participer à des activités d’ordre sexuel; ou de dire à un enfant de se livrer à des attouchements sexuels pour la gratification d’un adulte ou d’un enfant/jeune plus âgé. Il s’agit d’une gamme assez large de comportements, notamment des rapports sexuels, l’exposition des parties intimes d’un enfant, caresses pour gratification sexuelle, exploitation à des fins pornographiques ou de prostitution.

Mauvais traitements d’ordre affectif
Ensemble d’attitudes ou de comportements qui affectent ou empêchent le bon développement de l’estime de soi chez un enfant ou un jeune,  tels que constamment critiquer, insulter, dénigrer, rejeter, ignorer ou isoler l’enfant.   Cela inclut le fait d’imposer des attentes déraisonnables qui vont au-delà des capacités de l’enfant ou du jeune.  Il peut aussi s’agir d’un parent ou d’un fournisseur de soins qui ne prodigue aucun amour, soutien affectif ou encadrement approprié à l’enfant.

Négligence
Il s’agit de situations où un parent ou pourvoyeurs de soins ne subvient pas aux besoins fondamentaux de son enfant, comme la nourriture, le sommeil, la sécurité, la supervision, des vêtements propres, des soins médicaux.  La négligence peut se produire lorsqu’un parent ignore les besoins de son enfant, ne lui procure pas l’encadrement nécessaire à sa sécurité ou est incapable de prévenir les besoins de son enfant de façon adéquate. Les jeunes enfants ne devraient jamais être laissés sans surveillance. Cela comprend le fait de laisser un enfant seul dans une voiture même si vous en verrouillez les portes et ne vous absentez que pour quelques minutes.

Mesures disciplinaires raisonnables
La loi autorise actuellement les parents à utiliser une « force raisonnable » pour discipliner leurs enfants. Ce que l’on entend par raisonnable dépend de la situation, mais de nombreuses formes de punitions corporelles utilisées par le passé sont inacceptables aujourd’hui, par exemple attacher ou enfermer les enfants. Toute forme de discipline corporelle qui requiert une attention médicale ou entraîne des ecchymoses, des marques ou des lésions cutanées n’est pas jugée raisonnable. L’utilisation de ceintures, de cordons électriques ou d’autres objets servant à le corriger peut nuire sérieusement à l’enfant.

Parmi les bonnes stratégies disciplinaires, citons : le renforcement positif; les félicitations; servir de modèle en tant que parent/pourvoyeurs de soins; la structure et la routine; l’établissement et le maintien de limites; l’établissement d’attentes réalistes et le suivi; les signaux verbaux et non verbaux; les mises à l’écart de renforcement; les conséquences logiques; la résolution de problèmes.